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Les tags, meurtriers de société

Les tags, meurtriers de société

Qui, en regardant la photo de l'article précédent, a remarqué le tag ? Ho bien sûr, celui-là est anodin, mais quand même.
Les tags sont partout, et ce phénomène est proche de celui des papiers par terre : il en suffit d'un pour qu'il se reproduise à une vitesse incontrôlable, et incontrôlée. Qu'il y ait des représentations de couleur à la demande d'un propriétaire, soit. Ceci s'appelle du graphe et n'est pas à l'ordre du jour.
Les tags sont définis comme des « graffitis dont les signes personnalisés ressemblent à ceux de l'écriture et permettent à celui qui les dessine de se faire reconnaître. ». En somme, il s'agit d'une signature. Une simple signature. Mais ne nous y trompons pas : plutôt que de signer pour accepter quelque chose, comme nous avons l'usage d'utiliser cette écriture, les délinquants signent pour se faire accepter eux.
Le schéma est simple : Des voyous skouatent des quartiers (en ce moment ils s'attaquent aux riches), repèrent une belle demeure, et la taguent. Ils la salissent. Ils la détériorent. Ils la violent. Et puis, après eux, des concurrents –entendre par là d'autres groupes armés de bombes- arrivent pour eux aussi inscrire leur signature, histoire de ne laisser aucun territoire conquis à un ennemi.
Au delà de l'aspect extrêmement laid de cette forme d'expression, le problème est bien plus grave. Si les tags ne sont plus vus par les yeux blasés des citadins, ils sont pourtant révélateurs d'un mal inquiétant, et grave. Taguer, ce n'est pas seulement gribouiller, c'est aussi attaquer le propriétaire, et la société en général, spectatrice de son acte délictuel.
Les tags tuent les choses, les tags tuent les personnes.

# Posté le samedi 09 juin 2007 05:59

Modifié le dimanche 10 juin 2007 06:31

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