Symptôme de société

Symptôme de société
« C'était génial, j'ai tisé, fumé, chopé !!! ».
Qui n'a jamais entendu cette exclamation un lendemain de fête ?




Pourquoi doit-on se rendre soûl ?
L'enivrement est devenu élément essentiel -voire carrément motivation première- de la vie nocturne. Preuve en est : l'on a inventé le concept d'open bar. Quand ils sont étudiants, cela ressemble à peu près à ça :
-20h : déjà la foule en attendant les navettes, certains ont commencé leur prise en se promenant une bouteille à la main. En plastique c'est mieux, cela signifie qu'elle est remplie d'un alcool fort.

-24h : à l'heure où les gens raisonnables (Mickey 3D) dorment, chose somme toute assez normale, ou que d'autres travaillent à l'usine (imprimerie, par expérience), les jeunes sont dans un autre monde. Certains sont anormalement gais, d'autres anormalement gays, d'autres encore urinent sur des piliers, alors que d'autres, ou les mêmes, sont malades sur le bar.

-5h : les navettes du retour ramassent les loques humaines, le nirvana est passé, un silence étrange pèse, l'on se sent différent. Parce que l'on a atteint un niveau animal que l'on ne peut se permettre en temps normal.




Pourquoi doit-on fumer ?
Peut-être parce que la cigarette représente un tabou, une interdiction parentale que nombre d'entre nous avons transgressé avec une jouissance et une sensation de puissance inexpliquée. Et puis l'âge venant l'autorité familiale l'a accepté. Mais trop tard pour faire marche arrière ; l'on est dépendant. A chacun sa motivation moi c'est juste par jalousie que jveux mlibérer d'ce poison qu'est un putain d'plaisir aussi (Renaud). Et même quand on ne l'est pas, voire à fortiori quand on ne fume pas tout court, ça fait bien d'avoir une cigarette entre les doigts, de tirer sensuellement et d'exposer son talent en réalisant de beaux ronds de fumée.

Peut-être parce que le joint est un tabou, une interdiction de l'Etat que certains ont violé. Et ils ont aimé. La sensation de bien-être peut s'avérer appréciée, soit. Mais le top du top, quand on veut impressionner, c'est de se rendre dans un état encore différent, d'atteindre cet univers où tout est paix et amour. Jusqu'à la chute.




Pourquoi doit-on tenter de séduire ?
Il était une époque où la relation charnelle était un sujet dont on parlait pas, et dont on faisait encore moins exposition. Mais le temps passe et beaucoup de choses ont changées (Neg Marron).

Aujourd'hui, le sexe est devenu comme l'alcool et les substances fumables : un plaisir, voire une drogue, comme les autres. D'une part, pour faire comme tout le monde. Follow me. D'autre part par plaisir.

Le plaisir physique déjà, cette impression si agréable qui est l'une des recherches principales de l'homo modernus. Juste pour un soir. Et ces filles de la nuit qu'on voit jamais le jour et qu'on couche dans leur lit en applant ça d'l'amour (Patrick Bruel).

Et puis le plaisir pour soi. Pour sa fierté, pour sa confiance. Dans notre environnement du superficiel, de la beauté extérieure, de la mode (goût collectif passager propre à une société déterminée), il est devenu humain, même plus : légitime, de savoir que l'on peut plaire, que l'on peut avoir des relations sexuelles « comme tout le monde » et aussi que l'on peut faire mal : un salaud pourra un jour déclaré que causer une rupture, une tristesse de l'ex-partenaire, un ne me quitte pas (Jacques Brel), c'est bon. Diaboliquement et sadiquement bon.



Au fait, jeudi ya soirée EGC, 1¤80 la bière, 4¤ le hard...

# Posté le mardi 21 novembre 2006 15:54

Alchimie d'un lillois passant le week-end à Paris

Alchimie d'un lillois passant le week-end à Paris
L'Arc de Triomphe, place de l'Etoile


Lille
, c'est à une heure de Paris. Une heure et quatre minutes exactement. En y allant en TGV, fleuron de l'industrie française. A ce propos, heureusement que de nouveaux, mieux aménagés, plus confortables, plus doux sont petits à petits mis sur les rails. Parce que les fauteuils en deuxième classe des vieux ne sont pas à proprement parlé adapté aux personnes mesurant plus d'un mètre quatre-vingt. Mais là n'est pas le sujet. Cette distance temporelle faible permet de penser que Lille est comme la banlieue de Paris, en plus grand et moins mal fammé que Nanterre, à titre d'exemple. Tout ça pour dire que le lillois que je suis aime à s'offire des p'tits week-ends dans la ville Lumière. Rien d'expetionnel jusque là.

Ce qui est plus complexe, et donc délicat à exprimer, c'est cette alchimie, cette sensation bizard d'un provincial revenant le dimanche après un week-end chargé dans l'ancienne Lutecia. Paris peut être aimée pour sa taille, pour son importance, sa puissance, son argent, ses clubs, sa vie culturelle, ses jolies filles. Petit arrêt sur ce dernier point. Moultes de mes camarades, provinciaux eux aussi, sont sidérés par le nombre de (jeunes) femmes succeptibles d'être payées pour êtres prises en photo. Une question peut donc apparaître: ce constat est-il causé par le fait que la capitale est aussi le fief des mannequins, ou parce que comme le nombre d'habitants étant important, le pourcentage des personnes ayants ces critères se trouve du coup lui aussi augmenté? Pour ma part, je penche davantage pour la deuxième proposition. Et bien d'autres choses...

Mais Paris c'est aussi la pollution. Elle se sent. Pulmonairement parlant. C'est aussi les tarifs, qui sont comme sa célèbre tour Eiffel : hauts. Le métro est étouffant, sale et créateur de frottements humains indésirés. Paris c'est aussi l'égoisime, l'absence de cette chaleur humaine réputée dans la capitale des Flandres. Un ramasseur de feuille, émigré du nord depuis 20 ans, me l'a dit. Raison suffisante pour y croire? Bien sûr que non. Alors je suis allé vérifier. Rue de Rennes, rue de Passy, Champs Elysées, rue du Colisée, rue Marbeuf. Et d'autres dont je ne me souviens plus du nom. J'ai pus y voir des minettes aguichantes de manière pseudo-implicite, et des minets tous plus sûrs d'eux les uns que les autres, avec leur ridicule pantalon cigarette. Il paraît que c'est la mode, à la capitale. Les filles mettent des shorts comme les garçons, et ces derniers mettent des vestes cintrées comme les filles.
Et bien d'autres choses...

Moi j'aime bien Paris. Mais jcrois bien que je suis loin de la comprendre. Alors j'avoue : je suis provincial lillois qui aime les soirées parisiennes, mais de là à envier les parisiens...

Enfin, c'est juste mon avis. . .

# Posté le dimanche 19 novembre 2006 10:51

Modifié le mercredi 30 mai 2007 13:59

politique de relance bloguienne

A la suite de commentaires méchants de personnes inconnues, j'avais réagi en ne divulgant mon blog que sur demande.

Mais il se meurt, pauvre de lui, ses dernières journées n'étaient plus très loin.

Et puis je veux m'y remettre. Je replonge, j'ai craqué. La plume me manquait trop.

Alors on recommence. Dans le sens de re - commencer. Débuter à nouveau. Mais differement.

D'abord sur la forme. Nouvel habillage, nouvelles mise en forme, nouvelles couleurs : la plaquette évolue pour se remettre au goût du jour.

Ensuite sur le fond. Un style volontairement littéraire, des nouveautés fréquentes, et un concept sur le banc d'essai, à savoir écrire avec plaisir un texte sur un thème proposé par vous-même.

Il s'agit d'une politique de relance bloguienne. Son succès ne pourra se mesurer que par vos commentaires. Une sorte de pacte: j'écris, vous réagissez. Tout simplement. . .
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# Posté le dimanche 19 novembre 2006 08:19

Modifié le lundi 20 novembre 2006 11:32

Le multiplicateur monétaire keynésien

Le multiplicateur monétaire keynésien
Pbq : déterminer l'impact d'une hausse des dépenses de l'Etat sur le niveau de pdO. On travaille à court terme.
Keynes répond à cette question en 1936, ds son oeuvre principale La théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie.
L'auteur pr répondre à cette question utilise un modèle hypothetico-déductif
H1 : O= D (quantité)
H2 : C fonction de (Y)
H3 : éco fermée (pas d'X ni d'M)

O=D
PIB = C + I + G (statique)
vY = vC + vI + vG (dynamique)
A court terme on peut considérer que vI = 0
vY = vC + vG ?

or :
C = f de (Y)
C = Y * c
vC = cvY

par outil mathématique :
vY = vC + vG
vY = cvY + vG
vY - cvY = vG
vY (1-c) = vG
vY = vG sur 1-c
vY = (1 sur 1-c)vG
d'où k = 5

Ds ls pays développés, c = 0.8
vY = (1 sur 1-0.8)vG
vG = 5vG

Illustration :
Si l'Etat augmente ses dépenses de 100 (vG = 100), vY = 500
Si c=0.9
vY = (1 sur 1-0.9)*100
vY = 1000

La hausse des dépenses de l'Etat génère 1 hausse + importante de la pdO. Celle-ci permettra de distribuer + de R ds l'Eco & devrait générer de new emplois. Keynes démontre ici que ls dépenses de l'Etat st favorables à la croissance éco. Ns avons pu remarquer que la propension à consommer des ménages détermine l'efficacité de la pol budgétaire. Ainsi plus c est proche de 1, + la pol budgétaire est efficace.

Lettrage :
O : Offre
D : Demande
C : Consommation
I : Investissement
G : Government= dépenses de l'Etat
Y : Production
v: variation
c: propension marginale à consommer ( comprise entre 0 & 1)
co: consommaO incompréssible, stable à court terme

# Posté le mercredi 08 novembre 2006 13:01