La dévalorisation des termes

La dévalorisation des termes
Chapitre second: L'interprétation faussée

Des mots créent de mauvaises interprétations, c'est-à-dire que le message qu'ils passaient avant a changé. Explication.

"trop". Adverbe utilisé pour exprimer qu'il y a plus qu'il ne faut, qu'il y a excès. Trop voulait donc dire que l'équilibre ajusté n'était pas présent. Pourtant, désormais, les jeunes branchés le placent, à la manière du "t'as vu" de certaines racailles, en abondance dans leurs phrases. Lorsqu'un ado sort du cinéma en affirmant que le film était "trop bien" (au passage, son feedback est mauvais puisqu'il estime de fait que son sentiment est accepté par l'universel), on devrait comprendre que l'oeuvre cinématographique était d'une réussite telle qu'elle avait dépassé les limites du raisonnables, provoquant une faiblesse. Nullement. Tout le monde comprend que ce garçon a beaucoup aimé. Il a utilisé un mot, et on l'a interprété autrement qu'initialement pour pouvoir le comprendre.

"petit". Adjectif désignant ce qui a peu de volume, peu d'importance, peu de dignité. Doit-on comprendre lque e "petit message" tout doux est intéressant? Doit-on comprendre qu'une "petite parole" peut être oubliée? Doit-on comprendre que ma "petite amie" ne vaut pas grand chose? Certainement pas. Aujourd'hui, ce terme est aussi utilisé pour marqué l'affectif. La petite pensée n'est pas faible, elle se veut au contraire intense, car à volonté de proximité, d'intimité. Interprétation initiale faussée.

"bonne". "En plus du dîner et du coucher, la babysitter a même rangé un peu. Elle est vraiment bonne." ça fait sourire. Parce que l'on pense à une jeune femme avec un charme provoquant un certain attrait sexuel. Or le message n'était pas du tout celui-là. Seulement, dans cette société où le sexe est, depuis la fin du tabou, partout, depuis la bouche des bouts aux pervers fous, ce terme crée désormais une mauvaise interprétation.

"capote". La fraicheur tombe, tu devrais relever la capote on a encore de la route." Qui a pensé à la première lecture au toit pliable d'une voiture cabriolet, qui ??? Encore un mot à conotation sexuelle qui provoque une déviation de ce mot: il fait peur, car son interprétation peut désormais être quelque peu déplacée..

"grave". Pesant, qui a du sérieux, de l'importance. Quand on entend "t'as aimé? Grave!", hé bien figurons-nous que la personne ayant répondu n'a pas du tout trouvé le sujet pesant, au contraire, elle y a pris du plaisir. Mais alors, là aussi l'interprétation doit être faussée? Oui oui, encore. Toujours


"-Heureusement que plus personne ne saurt s'exprimer coorectement, sinon l'on ne se comprendrait plus...
-Ha bon? Parce que ce n'est pas déjà le cas?
-..."

# Posté le mercredi 06 décembre 2006 14:13

La dévalorisation des termes

La dévalorisation des termes
Chapitre premier : La pensée faussée

C'est un constat. Aujourd'hui, les termes que l'on utilise ne sont parfois pas le reflet de notre pensée. Mais alors pas du tout. Illustrations.

« Bonjour ». Est-ce que, quand on dit « bonjour », fait de plus rare soit dit en passant, l'on souhaite réellement une bonne journée à notre interlocuteur ? Ce mot clé du BAM (Bonjour-Aurevoir-Merci) est un élément de l'éducation élémentaire. C'est ainsi. Pas besoin de savoir ce que ça signifie, il suffit de le sortir quand il faut. Quand on dit « bonjour » à cette buraliste froide au possible, quand on prononce ce mot au policier qui nous arrête, quand on l'utilise à l'entrée d'un oral, est-ce qu'on estsincère ? Pense-t-on ce que l'on dit ? Ou bien est-ce un mot passe-partout, qui n'a plus aucun impact ?

«Jtadore ». Deux définitions. Rendre un culte à la divinité premièrement. Admirer, aimer passionnément deuxièmement. Ne doutant nullement de l'estime que portent les émetteurs à leur destinataires, il est autorisé de douter que ces derniers ne soient pas tout à fait des dieux, sauf de l'Amour et encore.. En ce qui concerne la seconde caractérisation, elle paraît un tantinet excessive pour l'idée que l'on veut vraiment faire passer. Généralement, l'on dit cela à quelqu'un que l'on apprécie particulièrement, mais pour qui il est clair que la relation ne dépassera pas le stade de l'Amitié. Bizarre..

« Bisous ». Les personnes d'âges mûres se disent « au revoir », les jeunes se disent « bisous ». Les termes sont différents, mais la dimension identique : ce mot ne sert qu'à conclure la discussion, avec peut-être une marque d'affection, mais légère alors. Est-ce que lorsque l'on signe « bisous » à la fin d'un texto l'on s'imagine véritablement appliquer ses lèvres sur une partie du corps de la personne à qui l'on s'adresse ?
Je veux m'attarder particulièrement sur ce mot. L'origine de ce thème décliné en trois chapitres est le résultat d'une petite anecdote personnelle que je vais vous compter brièvement. J'ai convoité, sans succès, une demoiselle pendant plus de trois mois. Le jour où je lui annonçai que je renoncais, lui souhaitant néanmoins beaucoup de bonheur, elle daigna –pour une fois- me répondre et termina avec ces mots:« gros bisous ». Toute personne ayant déjà eut des sentiments à valeur amoureuse comprendra la lourdeur de cette nouvelle.




Les termes que nous utilisons sont désormais défférents de nos pensées.
Probablement l'influence de la société.
Cette société hypocrite.
C'est étrange que tout le monde déclare ne pas regarder la Star'ac. Pourtant, ça cartonne..

# Posté le jeudi 30 novembre 2006 15:54

Modifié le samedi 26 mai 2007 16:16

Dimanche soir

Dimanche soir
Le dimanche soir n'est généralement pas aimé. A moins que l'on regarde un dvd pour l'achever. Le dîner est léger, en cause le déjeuner dominical trop lourd fini il y seulement quelques heures. Puis vient l'éternelle sensation bizard du dimanche soir. Les teufeurs du samedi tombant de sommeil tentent de se coucher tôt pour une fois, à moins que leur cycle du sommeil soit perturbé (fatigue en période d'activité, éveil en période de repos). Nombreux sont celles & ceux qui travaillent. Pour bacler & aller au plus urgent pour les moins sérieux, pour ne pas avoir une semaine trop chargée pour d'autres, ou pour continuer à faire ce qu'ils ont fait déjà tout le dimanche (ou le week-end) pour les work-life et ceux étudiant dans des domaines spécifiquement exigeants. Le dimanche soir, c'est aussi l'occasion de faire le point. Il y a 24 heures, je discutais avec untel, je dansais avec untel, j'étais dans les bras d'untelle. Nostalgie-flash. Réfléchir, se dire que lui je l'apprécie de plus en plus, qu'elle me déçoit sans cesse. Le dimanche soir on téléphone. Pour savoir ce qu'il y a à faire pour le lendemain huit heures, ou se raconter son week-end, exitant ou gris-déprimant (ceci est particulièrement valables pour les filles qui, phénomène inscrit dans leurs gênes, ont TOUJOURS quelque chose à raconter..) S'il y a eut des "one-shot" ("coups d'un soir"), y penser peut être pas mal aussi. Et puis déjà on songe à la prochaine teuf. Le dimanche soir, on peut envisager pour les attentifs du vêtements comment on va porter au mieux les achats de la veille le lundi matin (...). Certains écrivent aussi, ça peut être un article pour leur blog. Parce qu'il savent qu'avec la semaine qui arrive, l'écriture va devoir accepter la conccurence avec le scolaire..

Cet article "Dimanche soir" est un complément un an plus tard de "Dimanche matin", disponible en page 25.

# Posté le dimanche 26 novembre 2006 16:14

Les auto-écoles sont avant tout des entreprises.

Les auto-écoles sont avant tout des entreprises.
L'objectif des entreprises est de s'enrichir. Pour obtenir de l'argent, elles doivent apporter quelque chose à des clients, qui leur en donneront en échange. Ainsi, elles construisent des meubles, vendent de la nourriture, permettent d'entrer dans un établissement privé de fête, ou encore inculquent un savoir.

Un savoir peut être de plusieurs natures. En guise d'exemples, savoir présider une société, savoir parler une langue étrangère, savoir chasser. Apprendre à conduire est un savoir enseigné par les auto-écoles.
Ces dernières ont pour objectif officiel de vous permettre d'être capable de vous déplacer avec un véhicule motorisé. Pour rappel, le réel but, l'objectif officeux est comme toute entreprise d'accroître ses ressources.

C'est pourquoi, après vous avoir fait signer un contrat aux conditions parfois moralement douteuses (délai pour obtenir le code sous menace de repayer en cas de retard), elles tentent de vous vendre un maximim d'heures de conduite. Hô bien sûr si votre niveau de conduite est proche de celui de Sébastien Loeb, vous n'aurez peut-être pas à dépasser le nombre des 21 heures imposées par la Loi. Mais dans le cas contraire, gare au chéquier! A 35¤ en moyenne l'heure, c'est le trésorier qui va être content.

Je veux dénoncer ici les auto-écoles qui abusent de nous. Généralement des jeunes qui n'ont pas toujours le caractère assez trempé pour s'imposer. Et elles en jouent. Allant jusqu'à ce que le client renonce, les moniteurs ont, j'en suis sûr, consigne de bien apprendre, mais alors très très très bien, disons carrément faire du zèle. Donc d'augmenter le volume de l'enseignement. Jusqu'au moment où l'élève ou les parents tapent du poings sur la table.

Un Ami avait 30 heures à son actif lorsque son auto-école lui en imposa 10 de plus, soit évidemment 40 heures de conduite. Après un bras de fer et les perpétuelles menaces "Tu n'es pas prêt", "Inutile que je vienne, ce sera un échec", "se représenter coûtera cher!", il passa son permis. Et l'obtint. Comme quoi...


Pour précision, cet article ne s'appuie pas uniquement sur cette anecdote;
mais sur mon expérience & un sondage auprès de mon entourage.

# Posté le vendredi 24 novembre 2006 11:50

Modifié le samedi 09 juin 2007 05:01

. . .

Je veux écrire ce soir un article plus proche de vous. Varier les sujets. Alors pas de thème précis aujourd'hui. Laisser aller l'esprit s'exprimer. Ecrire pour vous. Pour moi. Pour nous. L'Ecriture est un art, mais saussi un lien. Parmi vous, lectrices & lecteurs, commentatrices & commentateurs, il y a des publics bien différents. Des amis proches, d'autres moins, des gens qui m'apprécient, d'autres qui ma haïssent, de temps en temps ou tout court.

Mais c'est bien normal. Moi-même peut afficher des humeurs différentes. Humeurs, c'est l'un des mots-clé de ce blog, vous savez ce qu'il y a écrit dans le cartouche en haut à gauche. Alors parfois je suis appeuré ou en colère ou triste ou heureux. Les quatres principaux sentiments de l'être humain, en gros.

Mais il arrive aussi que l'on n'y réfléchit pas. A comment on va. Par manque de temps (réfléchir, ça nécessite réflexion, non?) ou par fuite. ça arrive. Nous sommes toutes & tous différents. Mais les mêmes aussi. Sauf peut-être... Je crois que c'est ça, la sociabilité : la bonne entente entre des gens à la fois différents, et à la fois les mêmes.

C'est sur cette piste que je vous laisse. Mais pas pour longtemps. Promis.

...

# Posté le mercredi 22 novembre 2006 15:25